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Pour une expertise de fiabilité des rétractations chez les victimes d'agressions sexuelles


Des affaires judiciaires récemment médiatisées - en particulier l'affaire Iacono - interrogent sur les motivations de telles rétractations, surtout quand elles surviennent tardivement, car elles remettent en cause les décisions de Justice a priori définitives.

Soigneusement étudiées par les magistrats dans leurs aspects réalistes, objectifs et conscients, elles n'ont cependant pas fait l'objet - officiellement - d'une étude psychologique avancée de ce qui est un processus parfois lié à la mémoire traumatique, pourtant bien connu en victimologie. La seule explication qui soit alors envisagée pour le grand public, c'est l'aveu de leurs mensonges par des pseudos victimes envahies par le remords. Mais pour beaucoup, le doute subsiste.

La création d'une expertise judiciaire de fiabilité des rétractations évoquée depuis près de 20 ans par les professionnels, serait plus que jamais nécessaire afin d'écarter toute suspicion d'emprise sur des sujets au psychisme fragilisé.

L'article complet qui donne le détail de l'argumentation est à lire sur le Village de la Justice :
Pour une expertise de la fiabilité des rétractations par Marie-Christine Gryson-Dejehansart

LA CONCLUSION DE CET ARTICLE :

Si un nouveau processus s'engage au plan judiciaire quand la victime revient sur ses dires, il devrait donner lieu à une expertise de {validité} de sa parole ou mieux pour qu'il n'y ait pas confusion à une expertise dite de {fiabilité} de l'aveu de mensonge.

Cette expertise permettrait l'analyse du processus de rétractation par un collège d'experts psychiatres et psychologues, associant et comparant leurs travaux avec ceux des experts qui ont validé quelques années auparavant les révélations plutôt que de disqualifier et l'expert et les révélations. Les examens de la victime dans les deux cas, expertise initiale et contre-expertise des rétractations, pourraient bénéficier d'un enregistrement vidéo. Leur avis serait - à l'instar de celui qui est donné dans toute expertise en matière judiciaire - un des éléments d'appréciation recueillis par les magistrats ayant à se prononcer sur ces dossiers difficiles.

L'analyse approfondie des motivations à différents niveaux, qu'il soit conscient ou non, semble indispensable compte tenu des impressionnantes conséquences pénales et sociétales provoquées par de telles rétractations.

La seule explication des rétractations par le mensonge des victimes est par ailleurs dommageable pour l'ensemble des révélations futures d'agressions sexuelles, car le référentiel ainsi offert s'ajoute aux théories anti-victimaires (SAP, faux souvenirs, Outreau) qui ont tellement fait régresser la prise en compte de la parole des enfants.

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