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Outreau pour les chercheurs de vérité


Extrait de l'interrogatoire de Myriam Badaoui le 9 janvier 2002

Présents : F. Burgaud, juge d'instruction, P. Duval Greffier, Me Pouille, Avocate



 
Transcription :

QUESTION : Les faits relatés brièvement par M . Daniel LEGRAND fils dans son courrier reçu le 9 janvier 2002 sont-ils vrais ou ont-ils été inventés ?

REPONSE : C’est la vérité,

QUESTION : Pourriez-vous nous préciser comment se sont déroulés les faits’ ?

REPONSE : J’étais attachée et je ne pouvais rien faire. Un monsieur belge et mon mari ont ramené une petite fille. Le monsieur belge était âgé d’une cinquantaine d’années peut-être. Il avait les cheveux à tirer sur le blanc et il était un peu dégarni sur le devant. II était plus grand que moi qui mesure 1,58 mètre et il n’était pas gros. Ils ont frappé à la porte et ils sont entrés avec la petite fille.

Elle était brune avec la peau bronzée. Elle avait deux couettes. Elle était habillée d’un jogging bleu, un haut et un bas. Le bas était simple et le haut portait un petit lapin blanc. Elle portait des chaussures comme des tennis rouges avec des dessins fantaisie dessus. Elle n’avait pas de boucles d’oreilles. Elle a été dans la chambre de Dimitri jouer un moment. Après le monsieur l’a appelée et elle est venue. Il lui a demandé de se déshabiller mais elle ne voulait pas. Il l’a déshabillée avec mon mari. Mon mari lui a demandé de se mettre à quatre pattes sur le clic-clac. Elle ne voulait pas, alors mon mari l’a frappée. Il a sodomisé la petite fille.

Francois XXXXXX a également pénétré la petite fille par derrière. Mon mari et François XXXXXX pénétraient la petite fille avec leur sexe et des godemichés. Le monsieur a pénétré la petite fille une fois et elle hurlait car elle en pouvait plus. Elle saignait au niveau du sexe et elle hurlait et mon mari la frappait. Le belge l’a pénétrée par derrière et mon mari l’a frappée encore plus. Il y a des choses qu’elle ne voulait pas faire alors mon mari l’a rouée de coups et elle est tombée par terre.

Elle ne voulait pas faire des fellations, elle voulait toujours retournée chez elle et elle réclamait toujours sa maman. Mon mari lui a donné des coups de pied. Mon mari a fait pipi dans la bouche de la petite fille. Elle hurlait tellement que mon mari l’a rouée de coups au niveau du corps et de la tête. Je lui ai dit d’arrêter mais il m’a répondu “toi, tu te tais ou sinon tes enfants y passent aussi”.

La petite fille ne bougeait plus; Elle commençait à cracher du sang par le nez et par la bouche. J’ai voulu appeler le médecin YYYYYY car c’est le médecin qui est impliqué dans les viols. Mon mari n’a pas voulu qu’on appelle le docteur YYYYYY. Ils se sont disputés.

François XXXXXX a dit je ne Suis pas impliqué dans le meurtre et il n’était pas prévu que Thierry DELAY tape sur la petite. Mon mari a pris un drap à fleurs de couleur rose avec des petites fleurs violettes dans l’armoire et il a recouvert le corps de la petite fille. Il a enroulé le corps de la petite fille dans le drap.

Mon mari, XXXXXX et le monsieur belge qui était venu avec la petite fille a demandé à Daniel LEGRAND fils de les aider mais il est parti. M. XXXXXX, le monsieur belge qui avait ramené la petite fille et mon mari sont partis avec le corps de la fillette. Je ne sais pas ce que mon mari, M. XXXXXX et le monsieur belge ont fait du corps. Je n’ai jamais revu le drap avec lequel ils avaient recouvert le corps. Comme je hurlais et je criais mon mari m’a frappée et m’a menottée dans mon lit avant de partir.

Mon mari m’avait menacé de ne jamais parler de ces faits et que si on en parlait, on pourrait tous y passer les enfants et. moi, qu’il était capable de tout et que ça ne lui faisait pas peur. C’était en 1999 mais je ne me souviens plus de la date. Je sais que ça s’est passe en soirée. Lorsqu’il est parti, Daniel LEGRAND fils était tout blanc, il n’était pas bien. Il n’avait même pas le droit de parler.