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Outreau pour les chercheurs de vérité

Extrait de l'audition de Dimitri Delay Le 11 janvier 2002

Présents : F. Burgaud, juge d'instruction, P. Duval Greffier, Me Normand, Avocat


Transcription :

QUESTION : Veux-tu me parler de ce qui se passait chez tes parents ? Dimitri DELAY : Je veux bien vous parler de ce qui s’est passé chez moi.

MENTION : Ne donnons pas connaissance à Dimitri DELAY du contenu de l’interrogatoire de Daniel LEGRAND fils en date du 9 janvier 2002 (D1093), ni de l’interrogatoire de Madame DELAY en date du 9 janvier 2002 (D1097).

OBSERVATIONS DE MAITRE NORMAND : Je n’ai pas donné connaissance du contenu desdits interrogatoires à Dimitri DELAY.

QUESTION : Un monsieur déclare qu’un enfant a été frappé par des adultes. As-tu toi déjà vu un enfant qui a été frappé très fort ? REPONSE : Oui le petit bébé. Il y avait un bébé qui était enfermé dans un placard chez moi. Le placard était dans la chambre de ma mère. Dans le placard, il criait. Un soir, ils ont mis le bébé dans un trou dans le jardin. Le bébé était dans un sac poubelle noir. C'était un grand trou au fond du jardin, dans le coin, 1à où ils ont mis toutes les saletés dessus. Ils ont mis le bébé dans un trou. Ils ont mis un coup de pelle dessus et ils ont mis de la terre par dessus. Il y avait celui-là qui avait enfermé le bébé dans le placard chez moi, mon père et d’autres personnes? que des hommes que je ne connais pas.

QUESTION : Comment était habillé le bébé ? REP0NSE : I1 était habille d’un maillot blanc. d’un pull noir et d’un pantalon noir.

QUESTION : Où était ta maman ? REPONSE : Ma maman était en train de garder Jonathan Dylan chez moi et moi j’étais là avec mon père.

QUESTION : Comment était habillé ton père ? REPONSE : Il avait un pantalon bleu foncé, un jean, un maillot noir et des bottes vertes pour le jardin. QUESTION : As-tu vu ce qu’on a mis dans le sac ? REPONSE : Ben oui c’était le bébé. C’est mon papa qui l’a mis dans le sac. On était dans le jardin où il mettait les légumes.

QUESTION : Te rappelles-tu quand c’était ? REPONSE : J’étais déjà chez ma tata. C’était le week-end quand je revenais chez mes parents.

QUESTION : As-tu vu à un moment donné que le bébé était frappé ? REPONSE : Non. J’ai vu simplement qu’il était enfermé dans le placard.

QUESTION : Sais-tu comment s’appelait ce bébé ou sa maman ? REPONSE : Je ne sais pas son prénom et je ne connais pas sa maman.

QUESTION : Le monsieur qui enfermait l’enfant dans le placard était-il son papa ? REPONSE : Non.

QUESTION : Est-ce que ce n’est pas quelque chose que tu aurais pu voir à la télévision ? REPONSE : Non, j'étais bien là, j’ai vu avec mes yeux.

SPONTANEMENT MADAME BERNARD : Dimitri ne regarde pas souvent des films à la télévision et nous faisons attention à ce qu’il regarde à la télévision pour qu’il ne regarde pas de films avec de la violence car il fait déjà beaucoup de cauchemars. La plupart du temps il regarde des dessins animés.

QUESTION : Est-ce que ce ne serait pas des choses qu’on t’aurait raconté ? REPONSE : Ca là, non. Je répète que j’étais bien là.

QUESTION DE MAITRE NORMAND : Est-ce que le petit bébé est venu chez toi alors que tu étais déjà là ? REPONSE : Oui, il est venu avec sa maman et elle est repartie tout de suite. Son papa n’était pas là, il était en bas.

QUESTION DE MAITRE NORMAND : Comment était la maman du bébé ? REPONSE : Je ne me souviens plus.

QUESTION - . Y a-t-il eu d’autres enfants qui ont été frappés très fort ? REPONSE : J’ai su aussi qu’il y avait une petite fille mais je n’étais pas là,quand ça s‘est passé. C‘est plutôt Jonathan qui a vu la petite fille.

QVESTION : Y a-t-il eu d’autres enfants encore qui ont été frappés très fort ? REPONSE : Oui. il y a eu les enfants de Monique, Pépère, les enfants de PPPPP et mon frère Jonathan.

QUESTION : Pourquoi les enfants étaient-ils frappés ? REPONSE : Parce qu’ils disaient ” je vais le dire à ma mère” et après ils étaient frappés,

QUESTION : Ton papa t’a-t-il menacé de ne pas dire ce qu’il s’était passé avec le bébé ? REPONSE : Il m’avait dit qu’il ne fallait pas le dire. Il m’a dit que si je le disais il me donnerait un coup de bâton et de matraque. Je l’ai dit quand même.

QUESTION : Pourquoi n’en as-tu pas parlé du bébé avant ? REPONSE : Je ne voulais pas le dire avant.

QUESTION : Pourquoi l’as-tu dit aujourd’hui ? REPONSE : Parce qu’on parle des bébés qui étaient frappés.