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Outreau pour les chercheurs de vérité


Extrait du rapport de l'expert Michel Emirzé sur Daniel Legrand fils


 

expertise-Emirze


Transcription :

Monsieur LEGRAND reconnaît avoir violé les enfants et avoir été témoin du meurtre d’une fillette. Il explique ses actes essentiellement par l’attrait de l’argent et exclut toute attirance pédophile.

Il décrit une réelle organisation dans la réalisation de films pornographiques. Il y avait des relations entre adultes, entre adultes et enfants. Les femmes présentes lors de ces tournages avaient également pour fonction de l’exciter sexuellement lorsqu’il était en difficulté avec les enfants.

C’est ainsi qu’il déclare : « j’ai violé des enfants… C’est arrivé chez DELAY, chez Myriam et Thierry, c’est des amis que j’ai connus à l’âge de quinze ans quand j’allais chercher mon shit à Outreau, j’atterrissais chez eux. J’ai fait ça pour l’argent, on m’a proposé de faire ça pour de l’argent, et moi j’ai accepté. C’est Thierry DELAY… Je touchais 300, 400, jusqu’à 600F, souvent j’avais du shit avec…

(?) J’ai eu des relations sexuelles avec les femmes, ça m’est arrivé avec XXXX XXXX ça s’est passé plus ou moins bien, ça a été. C’était quand il se passait çà… Les femmes pénétraient les enfants avec les godes, on faisait l’amour avec les adultes. On était filmés, des fois on me demandait de filmer…

(?) J’ai fait ça de 15 ans à 19 ans, j’ai arrêté vers l’an 2000 parce que j’en avais marre… (?) Les enfants, je les violais, il y avait les femmes qui étaient là pour nous masturber, on me mettait bien en jambe avec les femmes qui étaient présentes, Myriam et ses copines… des fois en étaient dix ou quinze…

(?) Les enfants criaient, ils hurlaient… (?) À cette époque je fumais mon shit, je prenais pas encore d’héro… Thierry il a tué la fillette avec ses mains parce qu’elle hurlait et il a pas supporté, j’étais présent au moment où il l’a fait…

(?) Mon père, je l’ai jamais vu là-bas, lui ça a toujours été son boulot, sa famille, rien de plus… Mon père, c’est peut-être de la vengeance qu’ils veulent faire sur moi, parce que j’étais pas de leur quartier ».

M. Daniel LEGRAND explique ses actes par l’attrait de l’argent facile. Il ne s’agissait pas pour lui, nous assure-t-il, d’argent destiné à sa consommation de drogue.

S’il émet des regrets, ceux-ci ne sont toutefois pas élaborés en réel sentiment de culpabilité : « je regrette c’est sûr de les avoir fréquentés, je ne peux plus revenir en arrière, c’est fait, c’est fait, je m’excuse auprès des victimes, c’est clair… (Comment vivez-vous avec cela?) Des jours c’est pas facile, sinon ça va. À part cette histoire-là, je suis quelqu’un de bien, de super-agréable » commente-t-il.